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A propos d’ouverture

7 octobre 2010

Décidemment le PS a toujours un peu de mal avec l’ouverture à ses « partenaires » naturels. On se souvient que la difficile élaboration des listes pour les Régionales avait amené à traiter plutôt mal que bien les partis alliés, MDC et PRG, amenant ceux-ci à se retirer du processus des » primaires ouvertes ».  Pour les cantonales, dans le Nord, différents postes ou de titulaires ou du suppléants avaient ainsi été « réservés » par les socialistes à ces partenaires. Mais les choix semblent avoir été faits par « l’appareil » sans y associer ceux qui auront pour mission de faire campagne. Ainsi dans un canton voisin de Villeneuve d’Ascq le candidat socialiste, conseiller général sortant, aurait apprit le jour même  de la réunion fédérale que sa suppléante serait une représentante du parti de Jean – Pierre Chevènement.  Ni les Maires socialistes des communes du canton, ni les secrétaires des sections correspondantes n’avaient été associés à la réflexion. Il semble que leurs étonnements aient eu plus de résultats que celui des socialistes villeneuvois à qui on proposait (faut – il dire encore on propose ?) une suppléante « divers gauche » puisque, lors de la commission de recollement des votes, il apparaît que la suppléance de ce canton revient finalement au parti socialiste. Le jeu du mistigri, ou de la patate chaude si l’on préfère, amènera-t-il, si le leader historique du « Rassemblement Citoyen, divers gauche » confirme son intention de refuser la proposition socialiste, à faire « ripper » la suppléance socialiste sur le canton villeneuvois ? Mais alors faudra-t-il, comme lors des municipales, distinguer le « canal historique » et ce que le candidat maire actuel avait qualifié de « sensibilité républicaine », les premier retrouvant leur parcours au coté du PS, les seconds confirmant leur étroit cousinage avec l’autre mouvement politique « citoyen » ?

A propos d’ouverture, celles et ceux, dont je suis, qui ont admiré Bernard Kouchner  ne peuvent qu’être triste en constatant l’image que celui-ci donne de lui-même avec son pas de deux. Il avait affirmé « avoir pensé démissionner »  avant d’ajouter, le menton haut, que « démissionner c’est déserter ». Voilà maintenant que le Nouvel Observateur révèle que le ministre a bien adressé un courrier au Président de la République pour se plaindre des « humiliations » que lui ferait subir les conseillers du président et pour se démarquer du tournant sécuritaire de juillet. Mais sans aller jusqu’au bout de la démarche, la démission, et surtout en s’assurant déjà d’une sinécure après le remaniement en remerciant par avance le Président de la République de le nommer au poste de « défenseur des Droits ». Il y a quelques jours, c’est une autre ministre emblématique de l’ouverture, Fadela Amara, à qui était consacré un long sujet de magazine télévisé. La ministre sur le terrain, dans l’auto, dans l’avion, au ministère … Expliquant sans vergogne que si les choses ne vont pas plus vite dans les cités c’est la faute aux « conseillers de Matignon », et truffant ses propos de locutions populaires ou censées l’être. Là aussi, un sentiment de tristesse. L’une et l’autre sont des personnages respectables, que l’on n’aime pas voir devenir méprisables.

Quand on (ne perd pas l’) Nord (suite mais pas fin)

3 octobre 2010
Soyons équitable, l’autre journal local, Nord Éclair, annonce lui aussi la désignation du conseiller général socialiste sortant pour le canton de Villeneuve d’Ascq Nord. Le journal précise même le score (74 voix sur les 77 bulletins)en le qualifiant de "quasi unanimité à laquelle cette section, souvent plombée par des querelles fratricides, n’avait pas habitué le spectateur." Et le journal cite les mots du candidat socialiste : "« Nous n’avons nommé que le titulaire et pas encore le suppléant,
explique Didier Manier. C’est un signe vers Rassemblement citoyen et
pour le rassemblement de la gauche.
" qui confirme ainsi ce que d’aucuns avaient cru comprendre la semaine dernière. Même si Nord Eclair précise : "L’appel est lancé, reste à savoir s’il sera entendu" Reste peut-être à savoir aussi si une telle perspective peut être du seul ressort de ce qu’il est convenu d’appeler "les instances" sans que celles et ceux qui auront à faire vivre une campagne électorale n’aient été associés à la réflexion. 

Erratum

3 octobre 2010
"Pan sur le bec" comme dirait le vénérable volatile, le "Canard Enchaîné"
C’est à tort que j’écrivais hier que la presse locale n’avait pas annoncé la belle victoire du conseiller général sortant dans la désignation du candidat socialiste pour le canton  de Villeneuve d’Ascq Nord. Voilà ce qui arrive quand on se contente de regarder Internet plutôt que d’acheter le journal papier ! La version "papier", la vraie quoi, de la Voix du Nord annonçait bel et bien  cette élection. J’aurais mauvaise grâce à ne pas saluer cette réactivité de la presse et à ne pas féliciter l’heureux élu. Et il faudrait être vraiment mauvais esprit pour murmurer "qu’à vaincre sans péril on triomphe sans gloire", d’autant que, pour ma part j’ai refusé d’envisager même la bataille. Oserai-je ajouter que dans une élection aussi assurée il n’était peut-être pas nécessaire qu’on s’interroge sur la réalité du nombre de votes nuls ?

Villeneuve d’Ascq au cinéma.

1 octobre 2010

Un beau moment de cinéma et d’histoire, jeudi soir, avec « l’avant – première » d’un film réalisé par Dominique Reguème sur la naissance de la Ville Nouvelle. De belles images de la ville, d’intéressants extraits de films d’actualité de l’époque, et une batterie d’entretien avec des acteurs de la ville. Les techniciens et architectes de l’EPALE, l’architecte du Pont de Bois, des habitants, le Maire actuel et son prédécesseur, apportent leurs visions de années de la naissance et de la jeunesse de la ville. Michèle et Céline, qui furent toutes deux élues du Parti Communiste au Conseil Municipal de Villeneuve d’Ascq apportent aussi leurs regards croisés et lumineux. Le documentaire sera diffusé samedi sur la chaîne « Wéo »

Sortants, sorti, rentrant.

1 octobre 2010
La presse ne parle pas des trains qui arrivent à l’heure prévue. Il faut croire que la désignation du candidat socialiste pour le canton nord était attendue, puisque la désignation, sans surprise depuis le retrait de la candidature de sa concurrente, du conseiller général sortant n’est pas annoncée dans la presse locale. Par contre Nord Eclair annonce la désignation d’un nouveau candidat pour le canton de Roubaix Est, où le sortant Bernard Carton a été battu par un challenger plus jeune que la soixantaine de militants qui se sont exprimés lui ont préféré. . Au- delà de l’épiphénomène de ces élections cantonales, je continue à penser que la logique des « primaires » mises en place pour la présidentielle ne pourra pas laisser perdurer indéfiniment un système où quelques dizaines de votants,  au mieux désignent le candidat, au pire avalise des choix fait ailleurs.

Le poids des mots

30 septembre 2010

De la lecture du long billet du coquelicot du maire actuel de mardi dernier, j’aurais bien sur pu retenir l’information selon laquelle :

« Rassemblement Citoyen qui a confirmé notre engagement sous nos couleurs aux prochaines cantonales »

Mais ce n’était pas vraiment un scoop, et il est fort à penser que d’ici la confirmation des candidatures on assitera encore à une succéssion des « j’y vais – j’y vais pas » dont l’auteur a le secret.

J’aurais pu aussi réagir à l’inévitable coup de griffe aux prédécesseurs :

« les conséquences difficiles d’une décision trop hâtive, mal calibrée et non financée de transformation du foyer-logement Jean Baptiste Clément en EHPAD quelques semaines juste avant les dernières élections municipales. »

 

Mais on s’épuiserait à répliquer ainsi à chaque évocation de « l’héritage » qui ne trompe plus personne.

Si j’avais a attribuer le prix du culot, ou a proposer une citation à la rubrique « il a osé le dire » j’aurais sans doute choisi :

"la pose de la première pierre du Grand Stade" a confirmé le rayonnement et l’attractivité de notre ville au sein de Lille métropole »

 

Celles et ceux pour qui l’opposition radicale du candidat devenu Maire actuel avait été décisive dans leur choix apprécieront l’humour.

 

Mais c’est une autre phrase qui me fait réagir, sans me donner le moins du monde l’envie de sourire. :

 

 

« l’agitation autour des Roms dont une des réalités nous a été confirmée, sur TF1, depuis leur pays d’origine où certains sont en transit (pas si inconfortable que cela) avant de “revenir faire leur marché chez nous“…,

 

Bien sur, le Président de « Rassemblement Citoyen », organisation qu’il place lui-même dans « le camps du progrès » a le droit de forger ses opinions sur la base des reportages de TF1. Sur ce genre de sujet, il pourrait même probablement trouver des arguments encore plus illustratifs du fait que les Roms ne sont pas si malheureux que la gauche « angélique » dénoncée par Monsieur Besson veut bien le dire en lisant « Le Figaro » sinon « National Hebdo » Mais je ne pensais pas trouver sous la plume d’un élu incontestablement de gauche ces mots lourds d’ambiguïté et de sous – entendus faisant allusion à ces Roms qui reviendraient « faire leur marché chez nous ».

Y’a encore du boulot !

30 septembre 2010

Ces jours derniers, le microcosme socialiste villeneuvois, et un peu au-delà, bruissait de rumeurs d’affrontement entre le conseiller général sortant et la conseillère régionale qui lui aurait disputé la légitimité à se succéder à lui-même. Certains s’offusquaient d’une telle mauvaise manière à l’égard d’un candidat qui, selon l’expression consacrée « n’a pas démérité » et donc devrait légitiment être reconduit. D’évidence, la fédération du Nord du PS était sur cette ligne légitimiste.  D’autres se souvenaient pourtant qu’avant les dernières élections municipales ses dirigeants avaient bien imposé au Maire sortant, qui n’avait en rien démérité, un accord au terme duquel il laisserait son poste en cours de mandat au conseiller général du canton Nord, lequel se voyait attribuer le poste de 1er adjoint, sans que nul ne s’inquiète de savoir si celui qui occupait ce poste avait en quoi que se soit démérité. Selon le même microcosme la guerre des deux roses serait évitée, certains évoquent même l’hypothèse d’un "ticket" entre eux. Il est vrai que la fin de non recevoir adressée par le maire actuel à la proposition des socialistes de  réserver le poste de remplaçante à son mouvement, et le peu d’enthousiasme mis par la candidat radicale un moment évoquée d’être la remplaçante au poste de remplaçante libéreraient la place. A la fin des fins, c’est peut-être la solution de sagesse. Qui eut donc pu être proposée avant le psychodrame plutôt qu’après. Ou à tout le moins qui aurait pu être débattue par les militants. Mais il est vrai que, quand Martine Aubry promettait la rénovation « de P comme primaires, à C comme cumul » elle n’a pas dit « de N comme (fédération du) Nord à L comme (rue)  Lydéric » En la matière y’a encore du boulot !